Tout savoir sur les chauffe-eau électrique

Les chauffes eau electrique
De nombreuses énergies sont mises à contribution pour alimenter les chauffe-eau, mais l’électricité est sans aucun doute la plus pratique, à défaut d’être la plus économique.

Les avantages de l’électricité

En matière de chauffage et de préparation d’eau chaude sanitaire, l’électricité présente les mêmes qualités qu’en éclairage ou en cuisine. – Elle n’impose pas de grosses conduites d’alimentation, un simple câble, posé selon les règles suffit. – L’électricité est distribuée partout. – Ne produisant pas de résidus, fumées ou cendres, elle n’impose ni conduit de cheminée ni nettoyage. – Enfin, disponible en permanence, en fonction des besoins, elle ne nécessite aucun stockage. En revanche elle détient le défaut notoire d’être assez coûteuse, malgrés des tarifications spéciales proposées par EDF et autre, inconvénient largement compensé par les nombreux avantages cités plus haut, et par les performances sans cesse accrues des matériels.

Le calcul des besoins

L’adoption d’un appareil de production d’eau chaude sanitaire dépend de deux facteurs : le nombre d’habitants, et les points d’eau à alimenter. Le tableau ci-contre donne, à titre indicatif, la consommation moyenne pour une famille de trois ou quatre personnes..

La tarification

Les tarifs heures creuses

L’électricité ne peut être stockée. Elle doit donc être consommée à mesure de sa production. Celle-ci est à peut près régulière, mais il n’en vas pas de même pour la consommation qui fluctue considérablement selon les heures de la journée. C’est pourquoi EDF propose un prix très attractif pour le Kilo watt Heure consommé en heures creuses, à savoir la nuit dans une fourchette définie (entre 23 h 30 et 7 h 30 ou la nuit et à l’heure de midi). Le but étant, bien sur de niveler la courbe des consommations sur 24 heures. Le nouvel abonnement comporte une double facturation, calculée sur les indications données par un compteur à deux fenêtres. Ainsi, si ce système n’offre que peut d’intérêt pour les chauffe-eau instantanés, il est appréciable pour les appareils à accumulation de plus de 100 litres qui permettent de bénéficier de ce tarif sans qu’il soit besoin de modifier les besoins du foyer. Par ailleurs, en cas d’accroissement ponctuel des besoins, il est à noter que le cumulus peut être mis manuellement en “marche forcée” pendant les “heures pleines”, la position économique étant reprise automatiquement par l’appareil à l’heure programmée.
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Chauffe-eau à accumulation ou instantané ?

A l’inverse des modèles à gaz, il se trouve aujourd’hui plus d’appareils électriques à accumulation qu’à production instantanées et cela pour plusieurs raisons.

Les chauffe-eau à accumulation

Les chauffe-eau à accumulation sont dotés d’une cuve isotherme plus ou moins volumineuse, dans laquelle est stockée l’eau chaude en vue de l’utilisation. Qu’ils fonctionnent au gaz ou à l’électricité – ou éventuellement au moyen des autres énergies connues, lorsqu’ils sont raccordés à une chaudière de chauffage central, ils maintiennent l’eau à température égale, mais demandent un certain temps avant de constituer leur volume complet d’eau chaude s’ils ont été entièrement vidés. Il importe donc lors de l’achat de bien calculer ses besoins afin d’éviter des surprises toujours désagréables. Plus volumineux que les appareils instantanés, ils peuvent toutefois être logés dans les combles ou dans une pièce séparée. Certains modèles horizontaux se suspendent en hauteur voir même au dessus de la baignoire (sous certaines conditions et s’ils sont conformes aux normes en vigueur). Dans les modèles électriques, une résistance électrique (métallique ou en céramique) porte l’eau à la température voulue. L’eau soutirée en partie haute de la cuve est renouvelée par le bas. Souvent équipés d’une horloge programmable (fort utile si le compteur EDF est du type “heures creuses”), ces appareils sont proposés dans une gamme allant de 15 à 300 litres et plus (jusqu’à 5000 litres pour l’habitat collectif). Consommateurs nettement plus modestes que leurs homologues instantanés, ils équipent aujourd’hui bon nombre de foyers français, en évitant l’installation d’une conduite de gaz. Les modèles à chauffe normale reconstituent leur réserve (de 75 à 300 litres) en huit heures environ. Plus pratiques, les appareils à chauffe rapide (à chauffe accélérée ou à double allure) sont souvent moins volumineux que les précédents : leur faible capacité est compensée par leur rapidité de chauffe qui permet d’utiliser plusieurs fois leur contenu en une journée. Ils sont malheureusement plus gourmands en électricité, mais conviennent mieux aux foyers dont les besoins sont irréguliers.

Quelques conseils d’installation

Le chauffe-eau doit être installé à l’intérieur du volume habitable, de même que le circuit de distribution. L’absolue propreté de l’électricité permet de dissimuler l’appareil dans un endroit reculé : combles, cage d’escalier, placard, etc.. Mais l’accès doit rester aisé. Les spécialistes préconisent une longueur maximale de circuit de 8 mètres. si un point d’eau est situé à une plus grande distance du ballon, mieux vaut lui adjoindre un générateur indépendant (petit ballon ou instantané), qui, de plus, simplifiera grandement l’installation et la conception du réseau interne de l’habitation. Dernier point enfin, un groupe de sécurité normalisé est obligatoire, même s’il n’est pas fourni avec l’appareil.
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Utilisation

– Une température de 60°C est suffisante. Faire régler l’appareil en conséquence. Cette précaution favorisera les économies d’énergie, et ralentira l’entartrage du système. – Au-dessous de 50°C, des bactéries peuvent se développer dans l’eau stockée. Attention, donc, que le réglage ne se situe pas en deçà de cette limite. – Dans les régions aux eaux très calcaires (titre hydrotimétrique supérieur à 10°TH), il est prudent d’installer un système destiné à combattre le tartre : filtre, adoucisseur à résine ou antitartre électronique. – Calorifuger les conduites d’eau chaude, dans la traversée des parties non chauffées de l’habitation (sous-sol, grenier, garage, etc..) pour limiter les déperditions de chaleur. – En hiver, si le logement n’est pas chauffé, il est recommandé de purger entièrement le ballon et les conduites pour éviter des problèmes dus au gel, dans le cas ou la cuve est habillée d’un revêtement inoxydable.

Soupape de sécurité

S’il se produit une surchauffe de l’appareil à cause d’une défection du thermostat, le groupe de sécurité hydraulique doit permettre à l’eau chaude sous pression de s’évacuer. Le calcaire peut bloquer le mécanisme et l’empêcher de remplir son rôle. Le tester une à deux fois par mois en manœuvrant la poignée ou le bouton de la soupape. Si celle-ci retient l’eau, le groupe de sécurité doit être remplacé.

Les chauffe-eau électrique

L’intensité absorbée en ampères (A) d’un appareil s’obtient en divisant la puissance en watts (W) par le voltage (V) : 2000 W / 220 V = 9,9 A.

Le marché a vu naître plus récemment des appareils instantanés électriques. Gros consommateurs d’énergie. Ils existent principalement en deux versions ; faible et haute puissance. Les premiers, surtout destinés à l’appoint sur un ou deux points de puisage (comme les chauffe-eau à gaz), s’installent facilement, parfois à l’aide de raccords rapides. Peu encombrants, ils se dissimulent dans un placard ou se suspendent au mur au-dessus du robinet alimenté.

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Les seconds (jusqu’à 6 kW/h) permettent de disposer d’un débit important, et alimentent aisément une salle de bain complète et une cuisine. Leur avantage principal (qui ne saurait pourtant compenser leur forte consommation) réside dans le fait qu’ils sont les seuls à pouvoir équiper les logements anciens sans travaux importants, et qu’ils ne nécessitent pas d’autre installation que celle d’une ligne électrique – de forte puissance – et d’un circuit complet d’eau.

Puissance de l’appareil Puissance du coupe-circuit Section des fils
1500 W 10 A 1,5 mm2
2000 W 10 A 1,5 mm2
3000 W 16 A 2,5 mm2
4000 W 20 A 4 mm2
6000 W 30/32 A 6 mm2

Si l’eau de sortie aux robinets n’est pas chaude, et que la panne ne provient ni des fusibles ni de l’alimentation, couper l’électricité, dévisser le panneau d’accès et écarter l’isolant. Appuyer sur le bouton de marche forcée près du disjoncteur de la résistance supérieure; rétablir le courant. Si la panne persiste, faire vérifier l’appareil.

Trop-plein
En chauffant, l’eau s’expanse légèrement et occupe donc un volume plus important. N’étant pas compressible, elle doit s’échapper du ballon. Un chauffe-eau de 250 litres peut ainsi laisser échapper jusqu’à 6 litres d’eau en une nuit. Le groupe de sécurité est doté d’une sortie de trop plein, qui doit être raccordé à une canalisation d’évacuation en PVC ou en métal. Celle-ci servant également à la vidange périodique du cumulus, il est bon de la prévoir d’un diamètre d’au moins 30 mm.
A l’autre extrémité, elle peut être raccordée directement à la canalisation des eaux usées de l’habitation, auquel cas un siphon avec garde d’eau est obligatoire pour éviter les remontées d’odeurs. S’il n’existe pas de canalisation d’évacuation à proximité sur laquelle se raccorder, la tubulure peut traverser un mur pour déboucher dans le jardin ou dans la douche, l’évier et même le réservoir des W.-C., en fonction de la configuration des lieux.