À Bordeaux, le centre hospitalier Charles-Perrens inaugure un Jardin des égards destiné aux victimes de violences. Un espace thérapeutique qui mêle horticulture et accompagnement psychologique pour favoriser la guérison des patients.
Derrière les murs du centre hospitalier Charles-Perrens, un projet inédit prend racine. Le Jardin des égards n’est pas un simple potager de détente: c’est un dispositif de soin pensé pour accueillir les victimes de violences en quête de reconstruction. L’établissement bordelais transforme ainsi un espace vert en véritable outil thérapeutique.
Un lieu de soin par le vivant
Le concept repose sur une philosophie simple mais puissante: prendre soin de soi passe par prendre soin du vivant. Dans un cadre hospitalier souvent austère, ce jardin offre aux patients un environnement propice à l’apaisement. Les victimes de violences, souvent marquées par un sentiment de perte de contrôle, retrouvent ici une forme d’agentivité en participant à des activités de jardinage et d’horticulture.
L’approche thérapeutique s’inscrit dans une logique d’horticothérapie, discipline reconnaissant les bénéfices psychologiques et physiques du contact avec la nature. Pour les patients du Charles-Perrens, cultiver des plantes, observer leur croissance et participer à leur entretien crée un espace de ressourcement loin de l’environnement médical classique.
Répondre aux traumatismes par la nature
Les violences laissent des traces durables. Culpabilité, anxiété, syndrome de stress post-traumatique: les symptômes sont multiples. En proposant un jardin thérapeutique, le centre hospitalier reconnaît que la guérison ne se limite pas aux consultations et aux médicaments. Elle passe aussi par le renouvellement du lien au monde et à l’environnement.
Cet espace s’adresse spécifiquement aux victimes de violences accueillies par l’établissement. Que ces violences soient conjugales, sexuelles ou familiales, l’accompagnement pluridisciplinaire du Charles-Perrens s’enrichit d’une nouvelle dimension: celle du soin par la nature. Concrètement, les patients bénéficient d’un accompagnement durant leurs activités de jardinage, combinant présence soignante et travail de la terre.
Un modèle inspirant pour le secteur hospitalier
L’initiative du centre hospitalier bordelais s’inscrit dans une tendance croissante en France: l’intégration de la nature dans les protocoles de soins. Des jardins thérapeutiques émergent dans d’autres établissements, reconnaissant l’impact du contact avec les plantes sur la santé mentale et physique.
Le Jardin des égards du Charles-Perrens démontre qu’un hôpital peut devenir plus qu’un lieu de traitement médical: un espace de reconstruction humaine. Pour les victimes de violences, souvent confrontées à la rupture et à l’isolement, ce jardin représente une promesse: celle de pouvoir à nouveau cultiver, croître et se rétablir.
À retenir
- Le centre hospitalier Charles-Perrens à Bordeaux inaugure le Jardin des égards pour les victimes de violences.
- Ce jardin thérapeutique combine horticulture et accompagnement psychologique pour favoriser la reconstruction des patients.
- L' horticothérapie permet aux victimes de retrouver du contrôle en participant à des activités de jardinage et d' entretien.
- Le contact avec la nature offre des bénéfices psychologiques et physiques reconnus dans ce cadre hospitalier.
Questions fréquentes
- Qu' est-ce que le Jardin des égards au centre hospitalier Charles-Perrens?
- C’est un espace thérapeutique inauguré à Bordeaux destiné aux victimes de violences, qui combine horticulture et accompagnement psychologique pour favoriser leur guérison et reconstruction.
- Comment fonctionne l' horticothérapie proposée dans ce jardin?
- Les patients participent à des activités de jardinage et d’horticulture qui leur permettent de retrouver un sentiment de contrôle et d’agentivité en observant la croissance des plantes et en les entretenant.
- Combien de victimes ont déjà été accueillies par ce dispositif?
- Le centre accueille environ 50 victimes de violences dans ses espaces thérapeutiques.
- Pourquoi cette approche par la nature est-elle bénéfique pour les victimes de violences?
- Prendre soin du vivant permet aux patients de se ressourcer dans un environnement apaisant et de retrouver un sentiment d’agentivité souvent perdu à cause du traumatisme.
